Gaztelü-gain

       Commune            Altitude            Superficie            Type de Enceintes

  Gotein-Libarrenx         371m                 1 Ha                  Parapet de terre

Très belles vues panoramiques sur le Pays-Basque.

Carte de randonnées Pyrénées N°2 Pays Basque Est


L’implantation humaine à Gotein et Libarrenx remonterait au moins à la protohistoire, c’est-à-dire 2000 ans avant notre ère, du fait de la présence en leur territoire de Gastelugain, d'un des 17 camps protohistoriques souletins connus.
Celui de Libarrenx fait parti de ceux à parapet de terre, opposé à ceux en pierre, que l’archéologue Françis Gaudeuil étudiera avant de publier ses découvertes dans le « bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne »en 1976.
L’enceinte Gastelugain, « le château du sommet », est située sur un éperon sensiblement orienté est ouest, dont le sommet de 371 m s’élève à 700 m de distance à l’est du centre de Libarrenx qu’il domine de près de 200m.
Aujourd’hui entièrement recouvert d’épineux et de taillis, il ne peut être étudié que par des photos aériennes tant qu’on ne le nettoiera pas de cette végétation empêchant toute fouille de surface. Ces photos aériennes permettent quand même de le décrire comme étant de forme triangulaire sur 2 hectares, avec un périmètre de 700 m, composé d’une plate-forme sommitale qui fait la moitié de sa surface entourée de 500 m de gradins et précédée à l’est d’un petit ouvrage, lui aussi de forme triangulaire, le tout étant entouré d’un gradin ou fossé sur les faces ouest, sud et est.
Cette fortification devait être facile à défendre avec 3 côtés abruptes et un accès unique fortement défendu. Elle aurait été utilisée avant l’arrivée des romains dans la vallée au 1er siècle avant notre ère, mais aussi peut-être lors des invasions successives wisigothiques, vasconnes et arabes entre le Vème et le VIIIème siècle de notre ère. La communauté d’éleveurs l’utilisant aurait été organisée en une chefferie, lointaine ancêtre des châtelains de Libarrenx, dont la population et les troupeaux trouvaient un refuge occasionnel ou saisonnier en ces périodes de conflits et d’invasions.
Comme pour toutes les enceintes de ce type, il est intéressant de noter à proximité, la présence d’une source permettant un approvisionnement en eau régulier, à l’accès protégé par une tranchée. De plus, un petit tour d’horizon permet d’apercevoir d’autres enceintes du même type à Ordiarp, Mendy, Aussurucq entre autres, permettant d’imaginer l’existence d’un réseau de surveillance de la vallée et de ses accès, communiquant par le biais de feux de camps.
Peut-on lier aussi à cette enceinte et cette époque, le cercle de pierres découvert dans le ravin d’Elhorri, en contre-bas de cette source, ou est-il le vestige d’une occupation ultérieure de ce ravin lié peut-être à la carrière située plus haut ?
Là aussi, seule une étude archéologique poussée de ce lieu pourrait répondre à cette question.