Courlis cendré - Curlew

RSPB

Taille : 60 cm   Envergure : 80 à 100 cm.   Poids : 475 à 1360 g

Le Courlis cendré  est une espèce de limicoles appartenant à la grande famille des scolopacidés. C'est celui des courlis qui habite l'espace le plus étendu, puisqu'il se reproduit dans toute l'Europe tempérée et l'Asie. C'est le plus grand limicole de son genre,  il est principalement d'un marron grisâtre, avec un arrière-train blanc et un bec très long et courbé (plus long chez la femelle adulte). Il est généralement craintif. Le cri familier dont cet oiseau tire son nom est un courli-i retentissant.

Le Courlis cendré se reproduit de l’Europe occidentale au Cercle arctique et à la Mandchourie centrale. Il hiverne surtout le long des côtes de l’Islande à l’Afrique du Sud, au Japon et aux Philippines.

C'est une espèce migratrice dans la plus grande partie de son habitat, hivernant en Afrique, en Europe du Sud et en Asie du sud. Il est présent toute l'année dans le climat plus doux de l'Irlande, de la Grande-Bretagne et des côtes européennes voisines. Il est extrêmement grégaire en dehors de la période de reproduction.

Il se reproduit de mars à mai, dans des prairies à végétation assez basse, tourbières. La femelle pond dans un nid rudimentaire à même le sol, 3 à 5 œufs de couleur brun olive tachetés. L’incubation dure environ 28 jours. Les jeunes sont nidifuges et très souvent élevés par le mâle. Ils volent et sont indépendants au bout de 32 à 38 jours. Il niche en faibles effectifs en France, principalement dans l’Ouest, le Centre Ouest, du Rhône à l’Alsace en passant par la Champagne.

Tout le long de l’année, le régime alimentaire comporte des annélides, des insectes, des crustacés, des mollusques, des baies et des graines, occasionnellement des vertébrés comme des petits poissons, des amphibiens, des lézards, des jeunes oiseaux (et probablement des œufs) et de petits rongeurs.

En hivernage sur le littoral, au cours de la journée, les rythmes d'alimentation des oiseaux varie d'un site à l'autre. Des différences importantes furent mises en évidence dans le rythme d’activité des oiseaux : alors que dans l’estuaire de la Somme les courlis consacrent une faible part de la période diurne à l’alimentation, tel n’est pas le cas dans l’estuaire de la Seine où cette activité est très régulière durant la journée et suit le rythme des marées.